25/11/2021

L'engagement écologique grandissant chez Dernier Cri.

Thomas Blondel
écrit par Thomas Blondel
L'engagement écologique grandissant chez Dernier Cri.
Julien Fournier - Tech Lead & Coordinateur d'agence

Les enjeux environnementaux et sociaux des années à venir sont des sujets majeurs chez Dernier Cri. En tant qu’agence digitale, nous sommes conscient·e·s de notre responsabilité. Si Internet était un pays, il serait le 3ème plus gros consommateur d’électricité au monde. C’est pourquoi nous avons décidé de nous engager à limiter notre empreinte environnementale.

Le lancement

Démarrer sur des fondations solides est primordial. Nos fondateurs, Benjamin et Robin, ont donc décidé de réaliser le bilan carbone de l’agence. L’objectif : cartographier nos émissions de gaz à effet de serre afin de réaliser un plan d’actions.

Pour nous accompagner dans cette aventure nous avons fait appel à Sami. Après plusieurs discussions et échanges de documents, Sami nous a présenté notre bilan carbone de l’année 2019.

Le résultat

L’agence Dernier Cri a une empreinte carbone de 153 tonnes de CO2.

Visuel réalisé par Sami

Si comme moi ça ne vous évoque rien, cela correspond par exemple à 43 aller-retours Paris — New York en avion. Ça peut paraître beaucoup mais sachez que c’est plutôt un bon score. À l’époque, nous étions même l’entreprise ayant l’empreinte la plus basse chez Sami.

Pour apporter un peu de contexte, cette année-là nous étions 40 collaborateur·rice·s chez Dernier Cri. Donc si on fait le calcul, cela revient à 3,8 tonnes de CO2 par personne. À titre de comparaison, l’empreinte carbone d’un-e français-e moyen-ne représente 11 tonnes en 2018.

L’empreinte à la loupe

Voici la répartition de nos émissions par catégorie.

Déplacements : 3,9 tCO2

Les émissions liées à nos déplacements représentent en effet à peine 3% du total soit un peu moins de 4 tonnes. Ce chiffre nous conforte dans notre choix de positionner nos bureaux sur des lieux stratégiques permettant des déplacements domicile — travail en transports en commun.

Numérique : 53 tCO2

À l’inverse, et sans surprise, le numérique est le secteur qui occupe la plus grosse part de nos émissions avec 35% du total soit 53 tonnes. En regardant dans le détail ce chiffre, on note que 20 tonnes proviennent de l’achat du matériel informatique et presque 30 tonnes de l’utilisation de nos services numériques. C’est donc le sujet qui va nécessiter le plus de réflexion et d’efforts mais ça nous le savions.

Bureaux : 20 tCO2

Le cas de nos bureaux est particulier car quasiment toutes nos agences sont localisées dans des coworkings. Nous n’avons donc pas de pouvoir direct pour baisser notre empreinte, hors-mis les bonnes pratiques individuelles que nous ne négligeons évidemment pas.

Hébergement et restauration : 22,5 tCO2

Quant à nos habitudes alimentaires, on constate une prise de conscience globale. En effet, il y a autant de repas végétariens/végétaliens consommés que de repas carnés à viande rouge (25%). Également, seulement 5% des repas sont livrés alors que 20% sont fait-maison.

Autres achats : 35,2 tCO2

Cette section englobe tout un tas de types de dépenses : de nos assurances, 9 tonnes, à nos fournitures de bureau, 2 tonnes, en passant par notre ameublement, moins d’1 tonne.

Événements exceptionnels : 27 tCO2

Chez Dernier Cri, hors crise sanitaire, nous aimons organiser des séminaires. Cela permet de se retrouver, de rencontrer les nouveaux·elles et donc de souder l’équipe autour d’un verre ou à travers des activités. Le problème d’avoir des collaborateur·rice·s partout en France et à l’étranger c’est que l’on génère de gros déplacements lors de ces séminaires : 25 tonnes !

Le plan d’actions

Nous connaissons enfin notre empreinte carbone. Place désormais à l’action. Heureusement nous ne sommes toujours pas seuls. Sami nous a aiguillé avec un premier lot d’actions à mettre en place.

Réduire notre empreinte numérique : 20 tCO2

C’est donc bel et bien dans ce secteur que nous pouvons réduire fortement notre empreinte. Concernant nos équipements, nos ordinateurs portables sont en leasing. Même si un changement régulier est planifié, nous ne l’activons que lorsque le besoin se fait véritablement ressentir.

Pour les nouveaux·elles collaborateur·rice·s, nous leur demandons s’il·elle·s possèdent déjà un ordinateur répondant aux exigences du poste. De plus, nous étudions la piste du reconditionné et nous réfléchissons au don de nos anciennes machines qui pourraient encore servir à d’autres.

Nous effectuons également une remise en question régulière de l’utilisation de nos outils numériques. Notre objectif est clair : moins d’outils mais de bien meilleure qualité. Nos développeur·se·s ont par exemple quitté Heroku pour Scalingo, une plateforme cloud française, et les designers ont quitté Sketch, Zeplin, Abstract et Miro pour Figma.

Pérenniser le télétravail : 5 tCO2

Le télétravail est autorisé chez Dernier Cri et ce depuis bien avant la pandémie. Nos fondateurs ont en effet toujours placé notre bien-être avant tout. L’année dernière, ils ont souhaité aller plus loin en ouvrant l’agence Remote. Qui le souhaite peut rejoindre cette agence. De manière générale, qui souhaite déménager à Lille et rejoindre l’agence de Lille le peut, idem pour Paris, Bordeaux, Nantes et Marseille.

Même si le télétravail diminue fortement l’empreinte carbone de l’entreprise, nous devons resté·e·s vigilant·e·s à l’augmentation de celle du foyer. En effet, l’Ademe liste dans cette étude 3 effets rebonds non-négligeables : les déplacements alternatifs, l’augmentation de la consommation énergétique et la pollution numérique.

Limiter nos déplacements en avion : 25 tCO2e

L’utilisation de l’avion est principalement liée à nos événements exceptionnels. Heureusement, le nom l’indique, ces événements sont exceptionnels et ne nécessitent pas systématiquement des déplacements en avion. En dehors de ces événements, Dernier Cri incite fortement ses collaborateur·rice·s à favoriser les déplacements professionnels en train.

Sensibiliser nos collaborateur·rice·s

Rien de plus puissant qu’une équipe qui va dans le même sens. Nous le constatons régulièrement au travers de discussions informelles : chacun·e est conscient·e des enjeux et agit à son échelle selon ses possibilités. Malgré tout, nous travaillons sur la création d’un guide des bonnes pratiques. Nous souhaitons aller plus loin en proposant par exemple de suivre des formations.

Formuler une offre bas-carbone

Nous sommes très fier·ère·s d’accompagner des entreprises qui travaillent chaque jour pour un futur souhaitable. Nous accompagnons entre autres Vaovert, la première plateforme d’hébergements éco-responsable de France, et Omie qui propose une gamme de produits alimentaires locaux 100% transparent dans leur prix et leur fabrication.

Vaovert
Omie&cie

Pour aller plus loin, nous travaillons sur plusieurs sujets dont une offre d’éco-conception qui permettra de réduire l’empreinte des projets numériques que nous réalisons. L’objectif est d’agir concrètement à chaque étape du projet : idéation, conception, développement.

La suite

L’année 2021 fut charnière dans l’histoire de Dernier Cri. De nouvelles agences, de nouveaux engagements… tout cela a mené nos fondateurs à mettre à jour notre identité.

L’année 2022 sera sans aucun doute tout aussi excitante. Encore une fois, nous sommes fier de nos collaborateur·rice·s et heureux de ces premiers engagements. Ce n’est qu’une première étape, la suite arrive très vite.

Si vous souhaitez en savoir plus sur Dernier Cri, je vous invite à nous suivre et à lire notre article sur l'impact des femmes sur le numérique.

écrit par Thomas Blondel

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